SNCB.tv Transcription - Train des 1000: les jeunes, des passeurs de mémoire - 24 juillet 2012

On amène 1000 jeunes à Auschwitz de sorte à les conscientiser et eux-mêmes répercuteront le message partout.

Tout d’abord, nous sommes une société de transport donc c’est notre rôle essentiel et primaire de faire le transport de voyageurs et c’était important pour nous de montrer que nous sommes un transporteur national mais aussi un transporteur international. Mais au-delà de cette mission essentielle de transport nous sommes aussi une société publique et en tant que société publique nous avons un devoir. Un devoir de participer à toutes les opérations qui sont autour de la nation.

Je pense que, près de 70 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, on a peut-être un peu tendance à oublier qu’il y a eu des partis nazis et fascistes au pouvoir et qui ont induit un massacre de 50 millions de personnes.

Il est une chose certaine pour être allé moi-même à Auschwitz et pour avoir amené des centaines de jeunes déjà à Auschwitz. On ne perçoit plus les choses comme avant quand on a vu Auschwitz. C’est très difficile à expliquer. Les murs parlent d’eux-mêmes en quelque sorte. La SNCB est fondamentale parce que c’est le vecteur train et comme vous le savez, il y a des millions de personnes, des juifs notamment mais aussi des prisonniers politiques qui ont été déportés par le train. Souvent des convois de 1000 personnes. De là un train des 1000.

Et donc la SNCB a mis à disposition des associations une locomotive, les voitures que vous allez voir, les voitures couchettes, une voiture restaurant pour que la jeunesse puisse passer un bon moment à bord.

Et nous voulons ici aussi saluer, de la même manière, tous les cheminots qui sont décédés pendant les 2 conflits. Et leur rôle essentiel était au sein de la brigade qui s’appelait le groupe Gérard, la brigade des chemins de fer, de faire du sabotage, de freiner l’utilisation abusive que les forces nazies essayaient de faire du chemin de fer puisqu’ils voulaient utiliser les chemins de fer pour amener des armes et des munitions au front et on a aussi une petite anecdote. On a, je pense, un des trains les plus lents que nous avons fait de toute l’histoire puisque pour freiner l’avancée des allemands, en 1944, nous avons fait en sorte qu’un train qui devait se déplacer de  Bruxelles à Malines. Il a mis pas moins de 25 heures suite à une série de sabotage des freins, de conducteurs malades, d’aiguillages cassés, etc. Et ça a aussi aidé à freiner l’avancée des allemands.

Le devoir de mémoire est absolument essentiel pour la SNCB mais aussi pour la société puisque, malheureusement, la majorité de ceux qui ont subi l’holocauste. Et bien, ils sont pratiquement au terme de leur vie et donc il faut que d’autres portent le message. Et d’autres… qui est le mieux placé que la jeunesse ? Qui est l’espoir.

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